mercredi 14 décembre 2016

Politique et religion

Article de Jorge Pinheiro publié à l'édition (Band 14) de Tillich-Studien du Deutschen Paul-Tillich-Gesellschaft, LIT Verlag Munster 2005, Berlin, Hamburg, Londres, Vienne: « Éthique sociale et socialisme religieux, Actes du XVe Colloque International Paul Tillich », Toulouse 2003, édité par Marc Boss, Doris Lax et Jean Richard, avec la collaboration de Mireille Hébert, où à partir du socialisme religieux qu´était proposé par le théologien germano-américaine Paul Tillich présente bilan et perspectives du Parti des Travailleurs brésilien. 

Politique et religion

Un éclairage tillichien sur le socialisme brésilien

Jorge Pinheiro, PhD


Dans la  pensée de Paul Tillich, religion et politique ne sont pas deux réalités séparées. Les racines de la pensée politique ne sont pas de simples idées. La pensée politique est l'expression d'une existence politique, d'une situation sociale. On ne peut pas comprendre la pensée quand on sous-estime les réalités sociales dans lesquelles elle surgit.1 Par ailleurs, les racines de la pensée politique ne peuvent agir à force égale à tout moment et dans chaque groupe. L´une ou l´autre peut prédominer. Cela dépend de groupes ou de formes de domination déterminés, des structures socio-psychologiques et de l'interaction avec la situation sociale objective.2    
   
Aussi voudrais-je, en tant que socialiste et théologien brésilen, m’interroger sur la portée transculturelle du socialisme religieux de Tillich. Permet-il d’eclairer l’action humaine et sociale dans un pays comme le Brésil? Peut-il par exemple fournir des éléments pour une analyse du rapport religion-politique au « Partido dos Trabalhadores », le Parti des Travailleurs brésilen? À ces question, qui figurent au centre de la thèse que je dirige actuellement sous la direction du professeur Etienne Higuet, je ne pourrai répondre ici qui de manière fragmentaire et, pour ainsi dire, programmatique. La première partie de mon étude présente la réflexion de Tillich sur les racines du socialisme ; la deuxième partie retrace brièvemente le processus de fondation du Parti des Traivailleurs au Brésil ; la troisième esquisse, à partir de la question du mythe de l’origine, une lecture tillichienne de la situation actuelle du socialisme brésilien.


1. Tillich et les racines du socialisme   

   
   
Dans son ouvrage La Décision Socialiste3, Tillich développe une phénoménologie qui ramène à la surface des éléments non réfléxifs de la pensée politique, avec des sujets comme l'être et l'origine mythique des discours du pouvoir. Les méditations du philosophe Ernst Bloch sur la notion d’utopie et sa critique des implications politiques de la psychanalyse se situent en arrière-fond de ces réflexions de Tillich. Rappelons que Bloch présente la psychanalyse comme un retour à l'origine, dont le résultat serait la conformité aux normes sociales. De ce fait, le mythe ne serait pas transformateur. Seule l'utopie, comme « rêve éveillé », posséderait un caractère progressiste et pourrait se présenter comme révolutionnaire.

L’esprit de l’utopie (une expression d’Ernst Bloch) est la force qui transforme la réalité. Il est le ressort de tous les grands mouvements de l’histoire: il est la tension qui tire l’homme de sa tranquillité et de ses certitudes, et le plonge dans de nouvelles incertitudes, dans une inquiétude nouvelle. L’utopie est la force du nouveau.4   
   
Bien qu’il renvoie à Bloch à propos de l'utopie, Tillich n'est pas aussi radical que lui. Partant du mythe, Tillich perçoit la nécessité de le rompre, tout en le traversant, pour enfin le récupérer. En ce sens, les symboles doivent être percés ou rompus, afin qu'on puisse savoir ce qu'ils évoquent. Et c'est ce qui doit se passer avec le mythe de l'origine : il ne peut pas être abandonné, mais il doit être brisé.   
   
La philosophie politique conduit ici à une anthropologie existentielle traversée par la religion. Cette dernière est la dimension de la profondeur, le spectre de la profondeur dans la totalité de l'esprit humain. La méthaphore de la profondeur renvoie à ce qui, dans la vie humainaine, est l’ultime, l’infini et l’inconditionnel. Au sens large et fondamental du terme, la religion est la préoccupation ultime [ultimate concern]. Cette préoccupation se manifeste absolument dans toutes les fonctions créatives de l'esprit humain. Et la religion constitue la substance, le fondement et la profondeur de la vie culturelle des être humain.5   
   
Cependant, comme l’affirme Tillich dans La Décision socialiste, quand on soulève la question des racines de la pensée socialiste, il faut prendre la mesure de son ambivalence fondamentale. Le socialisme est en effet un mouvement d'opposition6 bilatéral: d’une part, il est un mouvement d'opposition contre la société bourgeoise, mais d’autre part, en tant que médiateur il se joint à la société bourgeoise contre les formes féodales et patriarcales de société.
    
L'origine suscite l’emergence de quelque chose qui n’existait pas auparavant, qui produit une conscience propre, différente de l’origine. La réalité que nous sommes est absolument contingente, mais c'est aussi quelque chose qui nous est propre. C'est une tension entre l´être-jeté (Verworfensein) et l´être-en-propre.   
   
Pour Tillich, l'origine ne nous abandonne pas. On ne peut pas dire qu'elle était et qu´elle n´est plus. Nous sommes constamment attirés par l'origine: celle-ci nous fait émerger et nous ramène à elle. De sort que l´être-jeté dans le monde suppose le cheminement vers la mort.    
   
Selon Tillich, une attitude conservatrice admet l'apparition de l'éternel dans le temps. Mais pour cette raison, elle nie tout changement, présent ou futur7. La force de cette attitude vient de ce qu´elle considère l'éternel comme une réalité donnée et non pas comme résultat de l'action culturelle et religieuse de l'être humain. L’attitude conservatrice reconnaît aussi le kairos, mais elle le situe dans le passé.

On y dit de Jesus que son kairos n’etait pas encore venu: et puis qu’à un moment ou l’autre il est venu en kairos, à l’instant où les temps étaient dans leur plénitude. C’est seulement pour la réflexion abstraite, objective, que le temps est une forme vide, pouvant recevoir n’importe quel contenu. Mais pour celui qui vit et a conscience de ce qu’est un évenement créateur, le temps est chargé de tensions, de possibilités et d’impossibilités; il est qualitatif et riche de contenu; tout n’est pas possible en tout temps, tout n’est pas vrai en tout temps, tout n’est pas exigé à tout moment. (...) C’est dans cette vive et très profonde conscience de l’histoire que s’enracine l’idée du kairos; et c’est à partir de là qu’elle doit être élaborée en concept d’une philosophie de l‘histoire consciente. » 8

L’attitude conservatrice ne considère pas le fait que si le Christ est apparu dans le passé comme événement unique, c’est aussi lui qui se révèle dans chaque « oui » et chaque « non » du passé, du présent et du futur. C’est sur une telle vision que repose la pensée politique conservatrice. En elle, le sens supratemporel du kairos est perdu.9   
   
Le mythe exprime richement cet état de choses, par le témoignage des événements dans lesquels le groupe humain perçoit son origine. Dans tous les mythes résonne la loi cyclique de la naissance et de la mort. Tout mythe est mythe de l'origine; il répond à la question de la providence et montre porquoi nous sommes attachés à l'origine et restons sous son emprise. La conscience mythique originelle est la racine de toute pensée politique conservatrice et romantique.       
   
Mais l'être humain va au-delà de sa position de réalité donnée, il va au-delà du sa situation devant le cycle de la naissance et de la mort. Il fait l'expérience d'une exigence qui le sépare de l'immédiat de la vie et qui l’amène à se situer devant la providence avec la question du "pourquoi?" Cette question, qui rompt le cycle de manière fondamentale, élève l'être humain au-dessus de la sphère du simple vivre. Le "pourquoi" exprime l’exigence de quelque chose qui n'est pas là, qui doit pourtant se faire réalité. Il va au-delà de l´affirmation de ce qui est déjà. L´exigence nomme ce qui doit être.    
   
Telle est la liberté de l'être humain: en tant qu’être humain, il n´est pas emprisoné dans ce qui est donné. Le cycle de la naissance et de la mort a été brisé. L’existence et l’action humaines ne sont pas enchaînées par le simple développement de l’origine. Quand cette conscience s’impose, les liens de l'origine sont défaits, le mythe originel est cassé. Cette rupture du mythe originel par l’exigence inconditionné est la racine de la pensée politique libérale, démocratique et socialiste.    
   
Quand à l’attitude progressiste, elle considère l'éternel comme une cible toujours située dans l’infini, sans faire irruption. Ainsi, les temps deviennent vides, sans décision, sans responsabilité. Dans l’attitude progressiste, il y a une tension face à ce qui fut. Mais la conscience du fait que la cible est inaccessible l’affaiblit et suscite un compromis continuel avec le passé10. La conception progressiste n'offre aucune option à ce qui est donné. Elle se tranforme en un progrès mitigé, en critique ponctuelle dépourvue de tension et de responsabilité ultime.     
   
Le danger inhérent à ce progressisme mitigé, que Tillich décrit comme l’attitude de la société bourgeoise, c'est la suppression du « non » et du « oui » inconditionnés, la suppression de l'annonce de la plénitude des temps. Ce progressisme mitigé est le véritable adversaire de l'esprit prophétique11. Mais, sans l'utopie, il n’y a pas de protestation, ni d’esprit prophétique.12

Cela est exact dans la mesure où chaque tension orientée vers l’avant comporte une représentation de ce qui doit venir et de ce que l’on entend comme réalisation de l’idéal. La considération des limites objectives inhérentes à toute chose à venir reste sans effet pour l’agir lui-même et ne doit pas l’ influencer. Voilá pourquoi l’esprit de l’utopie est présent dans tout agir inconditionnellement décidé, dans tout agir orienté vers la transformation du présent”.13      
   
L'utopie veut réaliser l'éternité dans le temps, mais elle oublie que l'éternel ébranle le temps et tout son contenu. C'est pour cela que l'utopie conduit nécessairement à la déception. Le progrès mitigé est le résultat de l'utopie révolutionnaire désillusionnée.   
   
L'idée du kairos naît de la discussion avec l'utopie. Le kairos comporte l'irruption de l'éternité dans le temps, le caractère absolument décisif de cet instant historique en tant que destin; mais la conscience du kairos sait qu’un état d'éternité ne peut pas exister dans le temps, que l'éternel est, dans son essence, ce qui fait irruption dans le temps sans cependant s’y fixer. Ainsi, la réalisation de la vision prophétique se trouve au-delà du temps, là où disparaît l'utopie , mais non pas l’agir.14    
   
Selon Tillich, tout changement, toute transformation exige une compréhension du moment vécu, celui qui va au-delà du moment simplement historique, de l’hic et nunc. Une telle compréhension doit se projeter dans le futur, doit saisir qu’il y a dans l'esprit prophétique de la responsabilité un choc entre ce kairós15 et l'utopie, qui pense fixer l'éternité dans le temps présent. Un tel défi ne peut être résolu par l’être humain seul, même quand il personnifie l'esprit de la prophétie. Le sujet de la transformation sera, en dernière instance, la masse.   
     
Pour Tillich, ces deux racines de la pensée politique maintiennent entre elles une relation qui est plus qu’une simple juxtaposition. Personne ne peut comprendre le socialisme sans expérimenter l’exigence de sa justice comme une demande de l'inconditionné. Qui ne s'est pas confronté au socialisme ne peut pas en parler, sinon comme l'expression de ce qui vient du dehors.16 On ne peut parler vraiment de socialisme que parce qu’il s’oppose aux tendences politiques en cours.
   
Mais tout système politique requiert l’autorité, pas seulement dans le sens de posséder des instruments de force, mais aussi en termes de consentement tacite ou manifeste des personnes. Un tel consentement est possible seulement si le groupe au pouvoir représente une idée puissante qui ait du sens pour tous.  

Le socialisme que nous voulons est donc celui qui pose en théorie et en pratique la question de la possibilité que la vie ait un sens pour tous les individus et tous les groupes de la société, et qui s’efforce de répondre à cette question au plan de la réalité et de la pensée. Un tel socialisme est plus qu’un simple mouvement politique, et même plus qu’un simple mouvement prolétarien. C’est un mouvement qui cherche à appréhender chaque aspect de la vie et chaque groupe de la societé.17     
   
Il existe, par conséquent, dans la sphère politique un rapport entre l'autorité et l'autonomie18. C´est pour cela que socialisme et religion, pour Tillich, sont entrelacés et nécessitent un correctif, celui de la démocratie.


2. Les socialismes du Parti des Travailleurs  


   
Pendant la première campagne du Parti des Travailleurs, en 1982, quand Luiz Inácio Lula da Silva s’est présenté aux élections pour le poste de gouverneur de l´État de São Paulo, les slogans da sa liste, qui portait le numéro 3, étaient: “Votez trois le reste est bourgeois” et “Travailleur vote travailleur”.   
   
Selon sa Charte de Principes, le PT s´est érigé sur l´idée que “l'émancipation des travailleurs est l´oeuvre des travailleurs eux-mêmes, lesquels savent que la démocratie demande une participation organisée et consciente et que, comme classe exploitée, ils ne devraient jamais attendre de l´action des élites privilégiées la solution de leurs problèmes".19    
   
Et dans son Manifeste de fondation, le PT révélait dejá les motifs de son désir d’accéder au pouvoir.   
   
“Le PT prétend accéder au pouvoir et à la direction de l'État pour accomplir une politique démocratique, du point de vue des travailleurs, tant sur le plan économique que social. Le PT cherchera à conquérir la liberté afin que le peuple puisse construire une société égalitaire où il n'y ait ni exploité ni exploiteur”.20    
   
Lors de la première Convention Nationale du Parti des Travailleurs, à Brasília, Lula affirmait clairement le caractère socialiste du Parti :    
   
Le socialisme que nous voulons sera défini par tout le peuple, comme exigence concrète des luttes populaires, comme réponse politique et économique globale à toutes les aspirations concrètes que le PT est capable de prendre en charge. Ce serait très facile pour nous, confortablement assis ici dans l´enceinte du Sénat de la République, d´opter pour l´une ou l´autre définition. Ce serait très facile et maladroit. Le socialisme que nous voulons ne naîtra pas d´un décret de notre part ou de quelq’un d’outre”.
     
Le socialisme que nous voulons se définira par les luttes quotidiennes, tout comme le PT que nous sommes en train de construire. Le socialisme que nous voulons devra être l'émancipation des travailleurs. Et l´affranchissement des travailleurs sera l´oeuvre les travailleurs eux-mêmes”.21
   
Mais le socialisme des courants syndicalistes représentés par le discours de Lula, était fort différent du marxisme-léninisme22 et du trotskisme des groupes de militants de gauche qui avaient participé à la formation du PT23. La pression croissante des courants “gauchistes” conduisit les militants syndicaux de la ligne majoritaire à se structurer autour d'une tendance qui prit le nom d’ Articulation. Quand l’opposition de gauche devint plus marquée, au cours de la 5e Rencontre Nationale, le PT finit par voter une « Motion sur les Tendances »24. Par suite, furent expulsés du Parti des Travailleurs la Convergence Socialiste, la Cause Ouvrière et le Parti Communiste du Brésil. Ayant accepté la Motion de Tendances, les autres groupes se sont dilués dans l’ensemble du parti.    
   
Cependant, l'expulsion des groupes organisés et la dissolution des autres groupes n'a pas éliminé, en tant que pensée de base, le rêve socialiste de construire une société égalitaire et sans classes. Au contraire, le rêve socialiste est devenu le centre de l´idéal du PT, autour duquel se sont réunis un syndicalisme25 actif26 et courageux27 et le solidarisme28 chrétien29.   


3. Le Parti des Travailleurs et le mythe de l'origine   

   
   
La révolution cubaine consitute à bien des égards le mythe fondateur du Parti des Travailleurs. L'admiration quasi-religieuse que le parti voue à cette expérience se manifeste par une apologie permanente de la révolution cubaine, de ses chefs et de ses actions politiques, même les plus contradictoires et contestables. Ce mythe fondateur se déploie en deux autres, dont les origines remontent à la révolution française30 et aux socialismes utopique et marxiste, la construction de la nouvelle démocratie, ayant racines dans les bases de la société et soutenue par les décisions de la majorité31; et une société qui exprime la volonté de tous les travailleurs exploités par le capitalisme.    
   
Mais la fondation du Parti des Travailleurs ne peut pas être comprise si nous ne saisissons pas la présence du solidarisme catholique qui a fonctionné comme amalgame des idées démocratiques et socialistes.   
   
D’après Tillich, une église qui construit son message et sa dévotion à Dieu au-dessus du Dieu du théisme, sans sacrifier ses symboles concrets, peut être l’intermédiaire d'un courage qui incorpore le doute et l'absurdité. C´est une Église sous à la Croix, qui prêche le Crucifié, celui qui a crié vers Dieu après que la confiance l'eût abandonné dans l'obscurité du doute et de l'insignifiance. Faire partie d’une telle église est recevoir un “courage d'être” dans le lequel nous pouvons perdre notre ego et à travers lequel nous recevons notre monde32.  
   
Ce catholicisme de base, dans les années de la dictature militaire, a été présent dans la formation du Parti des Travailleurs et y a laissé son empreinte. Empreinte qui, mêlée à d’autres expressions de foi, s’est traduite dans la préoccupation pour les brésiliens exclus, peuple sans citoyenneté et menacé par la faim. Devant de tels défis, origine et utopie cèdent la place aux propositions immédiates de défense de la vie. Ici, le mythe est rompu et la clameur prophétique se fait entendre. Nous ne pouvons pas dire que le Parti des Travailleurs a brisé tous ses mythes d’origine, puisque c’est un processus psycho-social et historique, mais c’est lorsqu’il soulève la question du "pourquoi", qu’il commence  à se détacher des origines.    
   
Tel est le défi qu´impose le present kairos au Parti des Travailleurs: maintenir son idéal de l'origine, sans pour autant se laisser endurcir par lui; projeter ses rêves sans sacrifier des vies sur l'autel de l'utopie; être démocrate, quand l'intolérance et l’arbitraire font partie intégrante de la tradition politique brésilienne. Et, enfin, être voix prophétique, qui se situe au delà du temps et des classes, là où l'utopie disparaît, mais non pas l’agir.  

Notes

[1] James Luther Adams, O conceito de era protestante segundo Paul Tillich, in Paul Tillich, A Era Protestante, São Bernardo do Campo, Ciências da Religião, 1992, p. 293.
2 Paul Tillich, Teologia sistemática, São Leopoldo, São Paulo, Sinodal, Paulinas, 1984, p. 173.
3 Paul Tillich, Die sozialistische Entscheidung,  Potsdam 1933, Gesammelte Werke, II, pp. 219-365.
4 Paul Tillich, L’Homme et l’État, in Christianisme et Socialisme, Écrits socialistes allemands (1919-1931), Paris, Genève, Québec, Les Éditions du Cerf, Éditions Labor et Fides, Les Presses de l’Université Laval, 1992, p. 474-475.
5 Paul Tillich, La dimensión religiosa en la vida espiritual del hombre. In: Teologia de la cultura y otros ensayos, Buenos Aires, Amorrortu Editores, 1974, pp. 16-17. En anglais, In: Man’s right to knowledge, Columbia University Press, 1954.
6 Die sozialistische Entscheidung, op.cit.
7 Paul Tillich, Kairós II, in : Christianisme et Socialisme, Écrits socialistes allemands (1919-1931), Les Éditions du Cerf, Éditions Labor et Fides, Les Presses de l’Université Laval, 1992, pp. 255-267, traduction en français du original Kairós. Zur Geisteslage und Geisteswendung,  1926, Gesammelte Werke VI, pp. 29-41.
8 Paul Tillich, Kairos I, in Christianisme et socialisme, Écrits socialistes allemands (1919-1931), Paris, Genève, Québec, Les Éditions du Cerf, Éditions Labor et Fides, Les Presses de l’Université Laval, 1992, pp. 116-117.   
9 Idem, op.cit., p. 260.
[1]0 Idem, op.cit., p. 260.
[1]1 Idem, op.cit., p. 260.
[1]2 «Il serait bien préférable et plus conforme à la vérité de son prope point de vue que la théologie dialectique s’engage dans la situation historique concrète, qu’elle ait le courage de la décision et qu’elle se place ainsi sous le jugement, de manière concrète et non suelement dialectique. En aucun temps, elle n’aurait alors à oublier qu’eu égard à l’inconditionné, même le point le plus élevé qu’il soit possible d’atteindre dans le temps reste soumis ao Non. Mais elle ne devrait pas, par peur du Non, perdre l’audace du Non et du Oui concrets». [Kairós II, idem, op.cit., p. 259].    
[1]3 Kairós II, idem, op.cit., p. 260.
[1]4 Idem, op. cit., p.261.
[1]5 “Le kairos est le temps où s’accomplit ce qui est absolument significatif, il est le temp du destin. Considérer une époque comme un kairos, considérer ce temps comme celui d’une décision inévitable, d’une responsabilité inéluctable, c’est le considérer dans l’esprit de la prophétie». [Kairós II, idem, op. cit., p. 259].
[1]6 Paul Tillich, Die sozialistische Entscheidung, op.cit. p.31.
[1]7 Paul Tillich, Le Socialisme, Christianisme et  Socialisme, Écrits socialistes allemands (1919-1931), Les Éditions du Cerf, Éditions Labor et Fides, Les Presses de l’Université Laval, 1992, p. 346.
[1]8 Paul Tillich, Entre la heteronomia y la autonomia, in: Teologia de la cultura y otros ensayos, Buenos Aires, Amorrortu Editores, 1974, pp. 239-240.
[1]9 Carta de Princípios, Comissão Nacional Provisória, 1o. de maio de 1979, in : Resoluções de Encontros e Congressos, 1979-1998, Partido dos Trabalhadores, São Paulo, Fundação Perseu Abramo, 1999, p. 53.
20 Manifesto do Movimento Pró-PT em 10 de fevereiro de 1980, no Colégio Sion (SP) e publicado no Diário Oficial da União de 21 de outubro de 1980, in : Resoluções de Encontros e Congressos, 1979-1998, Partido dos Trabalhadores, São Paulo, Fundação Perseu Abramo, 1999, p. 67.
2[1] Discours de Luiz Inácio Lula da Silva à la première « Convenção Nacional do Partido dos Trabalhadores”, prononcé le 27 septembre 1981, au Sénat de la Republique, in: Resoluções de Encontros e Congressos, 1979-1998, Partido dos Trabalhadores, São Paulo, Editora Fundação Perseu Abramo, 1999, p. 114.
22 Apolônio de Carvalho, Momento de exclusão, Revista Teoria e Debate no. 9, janeiro/março, 1990.
23 Valério Arcary, Resposta a Apolônio, Revista Teoria e Debate no. 10, abril/junho, 1990.
24 « Resolução sobre tendências », 5o. Encontro Nacional, Brasília, 4-6 décembre 1987, in: Resoluções de Encontros e Congressos, 1979-1998, Partido dos Trabalhadores, São Paulo, Editora Fundação Perseu Abramo, 1999, pp. 356 e 357.
25 Declaração Política do Partido dos Trabalhadores, 13/10/1979.
26 Aloízio Mercadante, Resultados para quem?, Teoria e Debate nº.1 (déc.87).
27 Concepção e prática sindical, Resoluções do 3°. Congresso Nacional da Central Única dos Trabalhadores, 1988.
28 Renato Lemos e Marcos Magalhães, O mandamento da liberdade, São Paulo, Versus no 28, janvier 1979, pp.14-15.
29 Frei Betto, Quando o Vaticano golpeia, interview à Eugênio Bucci e Paulo de Tarso Venceslau, Tendência e Debate nº. 4 (set/1988).
30 «Depuis la Révolution française et ses répercussions au XIXe siécle jusqu’aux cercles communistes extrémistes d’aujourd’hui, c’est cet enthousiasme eschatologique qui emplit les masses, il est le sacré qui leur est resté, et qui les incite au sacrifice de soi et au combat héroïque». Paul Tillich, Masse et Esprit, in Christianisme et Socialisme, Écrits socialistes allemands (1919-1931), Paris, Genève, Québec, Les Éditions du Cerf, Éditions Labor et Fides, Les Presses de l’Université Laval, 1992, p. 104.
3[1] Declaração Política, São Bernardo do Campo, 13 octobre 1979, in : Resoluções de Encontros e Congressos, 1979-1998, Partido dos Trabalhadores, São Paulo, Editora Fundação Perseu Abramo, 1999, pp. 55-56.
32 Paul Tillich, A coragem de ser, Rio de Janeiro, Paz e Terra, 1992, p. 145.



     
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